Boro est une contraction du terme japonais Boroboro qui pourrait se traduire par « en lambeaux, guenilles ». Les tissus nobles en soie et en coton jetés étaient récupérés par les fermiers. Les femmes s’en servaient pour rapiécer les parties abimées d’un vêtement et en profitaient pour faire des surcouches

pour se protéger du froid. A cette époque on ne parlait pas Upcycling mais survie. Alain fait appel à des techniques mixtes, silice cristalline, résine, huiles et pigments, pièces de métal rouillé. Chaque Boro raconte son histoire, il a été l’empreinte de ces agriculteurs d’un autre âge.
Peintre collagiste, son influence est marquée par le courant matiériste du mouvement de l’art informel. Né en 1958 il a grandi dans les années 70 à Bastia. Années tumultueuses et déterminantes. C’est de ces souvenirs que naissent ces toiles morcelées, malmenées. Un témoignage apolitique mais lucide et chargé de sens, un travail qui semble intérieur mais qui parle à notre histoire.
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